Le meilleur buteur de Ligue 2 (28 réalisations) revient sur ses premiers pas au Camp des Loges et se projette sur ses débuts en Rouge et Bleu. Entretien...
Guillaume, comment s'est déroulée cette reprise ?
« Ces premiers jours au PSG se sont bien passés. Ma situation est simple, je suis là pour travailler et progresser. Je suis persuadé que tout va bien se passer à Paris. C'est à moi de m'intégrer dans ce groupe. Il me tardait de reprendre l'entraînement, j'attends maintenant avec impatience mon premier
match au Parc des Princes. »
Ne redoutes-tu pas la pression inhérente au club de la capitale ?
« Depuis que je suis arrivé à Paris, je n'ai pas acheté la presse... Alors, la pression, je la laisse aux autres (rires). Le coach compte sur moi et cherche à me mettre dans les meilleures dispositions. La présence des supporters au Camp des Loges dès la reprise, même avec des banderoles, montre qu'ils s'investissent à fond derrière le club. A nous de renouer avec eux des liens de confiance. »
On reproche au PSG son manque d'activité dans ce mercato...
« La période dédiée au recrutement est encore longue. Le club a raison de prendre son temps afin de recruter les bons joueurs aux bons postes. »
Pourquoi avoir choisi le numéro 9 ?
« C'est mon numéro fétiche, celui que je portais déjà au Havre. Et ça m'a plutôt bien réussi en Normandie. Je souhaite maintenant commencer une belle histoire avec le PSG. Si je suis là, c'est que j'ai envie de prouver ma valeur. »
Un mot sur ton île : La Réunion...
« Je suis fier de représenter La Réunion. Là-bas, tout le monde est derrière moi. Je dois maintenant leur faire honneur. A la Réunion tout le monde rêve de porter ce maillot. »
Unique recrue du Paris Saint-Germain en ce début d'été, Guillaume Hoarau a changé d'univers en quittant Le Havre pour la pression de la capitale. Le Réunionnais est pourtant apparu détendu et souriant pour sa première conférence de presse dans la peau d'un joueur du PSG, mercredi au Camp des Loges. A 24 ans, le meilleur joueur de Ligue 2 espère franchir le cap de l'élite du football avec succès. Loin de se tourmenter quant aux attentes suscitées par son rôle de successeur d'un certain Pauleta, Hoarau n'a qu'une seule envie: réussir.
Football.fr: Guillaume, comment s'est passée votre installation à Paris ?
Guillaume Hoarau: J'ai eu 6 mois pour chercher un logement, je l'ai trouvé avant la reprise donc ça me permet de rentrer chez moi après l'entraînement pour bien récupérer .
Pendant ces six mois, vous n'avez pas été tenté d'appeler l'agence immobilière pour leur dire que vous n'étiez plus sûr de vous installer ?
De temps en temps ! (rires)
Quel accueil Paul Le Guen vous a-t-il réservé ?
Il m'a souhaité la bienvenue. On s'était déjà dit l'essentiel auparavant. Il m'a également dit que j'étais là pour progresser et travailler donc c'est parti.
Comment s'est passée votre arrivée auprès de vos nouveaux partenaires ?
J'ai senti une bonne ambiance générale, tout le monde avait le sourire et je me suis tout de suite fondu dans le moule. Didier Digard, que je connaissais au Havre, a facilité mon arrivée. Dans l'ensemble, cela s'est très bien passé, le groupe est assez jeune donc je me sens bien.
Les supporters ont été un peu moins chaleureux à l'égard du groupe...
Cela surprend pour une première car au Havre, c'est un petit peu plus calme. Voir les stewards, les voitures de police et les supporters qui montrent leur présence d'entrée, je trouve cela positif car ça prouve qu'ils sont derrière nous cette saison et on aura besoin d'eux.
"Pauleta ? Un modèle"
Le fait d'être l'unique recrue parisienne pour le moment vous inquiète-t-il ?
Non. Le club a le temps de choisir les meilleurs. Chacun son travail. Nous, joueurs, avons déjà repris donc on a la tête au terrain. Ce qui se passe en dehors, c'est aux plus hauts gradés de gérer cela.
Vous êtes également là pour jouer...
C'est sûr mais il va falloir que je mérite cette place et pour cela, il va falloir bosser.
Vous porterez le numéro 9 ?
Tout à fait. Je préfère dire que c'est une continuité, que c'est mon numéro fétiche car cela a bien fonctionné au Havre plutôt que dire que j'ai pris le numéro de Pauleta. C'est plus facile pour moi.
Que vous inspire justement Pedro Miguel Pauleta ?
J'ai toujours dit que c'était un modèle. Le nombre de buts qu'il a mis en Ligue 1, c'est pas une chose facile à réaliser. A moi de bosser pour faire aussi bien que lui même si ça va être très difficile. J'ai fini sur une bonne note en Ligue 2 et je vais tout faire pour que ça continue. Je vais tout donner.
Quels sont vos objectifs cette saison ?
C'est ma première saison en Ligue 1 donc j'espère jouer le plus possible, emmagasiner un maximum de temps de jeu pour être rapidement en confiance afin de rapidement me libérer sur le terrain.
Comment vivez-vous le fait d'être un petit nouveau à Paris alors que vous étiez un taulier au Havre ?
Au Havre, c'était la même chose à mon arrivée. Je ne suis pas quelqu'un de chiant donc je sais que cela va bien se passer. Les premiers jours sont toujours délicats puisque des affinités existent déjà et c'est à moi de m'adapter.
"La pression ? Ça ne me fait pas peur"
Quelles sont les attentes de votre famille et de vos amis à la Réunion ?
Ils souhaitent que je représente la Réunion, que je fasse au mieux. Tout le monde est derrière moi donc je vais essayer de leur faire honneur et ça commence dès maintenant.
Vos nouveaux partenaires vous ont-ils parlé de la saison dernière ?
Non mais il faut vite tourner la page et passer à autre chose. Ça a été difficile mais je ne suis pas là pour savoir comment ça s'est passé. Ils ont tout fait pour s'en sortir et bravo car ce n'était pas évident. Désormais, il va falloir écrire une belle histoire.
Vous n'êtes pas sans savoir que la pression est incomparable entre Paris et Le Havre...
C'est sûr vu que c'est le club de la capitale. Je le savais en signant mais ça ne me fait pas peur. Si je suis là, c'est pour prouver et il faudra transformer la pression en quelque chose de positif pour pouvoir me libérer.
"Faire honneur à ce maillot"
Ça ne fait pas peur le PSG ?
Si j'avais eu peur, je n'aurais pas signé. Si je suis là, c'est que j'ai envie de prouver à moi-même et à ceux qui croient en moi que je peux faire quelque chose de bien au haut niveau. Paris, ce n'est pas la facilité mais rien n'est facile dans la vie donc avec du travail, j'espère réussir.
Vous êtes fier d'être à Paris ?
C'est le cas de le dire. A la Réunion, c'est vraiment un très gros club. Quand j'ai signé ici, mes amis et ma famille croyaient rêver. Mon père rêve encore éveillé donc à moi de tout faire pour faire honneur à ce maillot et à ce club.